Les cépages du conservatoire

Grolleau noir : le cépage noir à l’âme rose et au cœur tendre

Grappe de Grolleau noir
Feuille de Grolleau noir

Origine :

Né quelque part entre Tours et Angers vers 1810, le Grolleau noir descend du Gouais, un cépage aussi prolifique que les lapins de garenne. Il a connu son heure de gloire avec le Rosé d’Anjou... avant de se faire doubler par les cabernets, ces snobs tanniques.

Description :

Peau fine, jus abondant, branches cassantes et zéro vrille ; un cépage qui aurait besoin d’un psy et d’un tuteur. Mais quand il est heureux, il donne des grappes dodues, bleutées et un jus qui sent la rigolade.

Culture :

Déteste le vent, attrape tout ce qui passe (coulure, excoriose, millerandage...) et refuse de s’accrocher au palissage. C’est le cépage qui râle, mais qu’on garde parce qu’il est charmant quand il sourit au soleil.

Vinification :

Donne des vins ronds, joyeux, pleins de fruits rouges, fraise, framboise, parfois poivre si on insiste. Avec 11,5 % d’alcool, il hydrate presque plus qu’il n’enivre.

Statut et interdiction :

On a voulu le virer des vignes, mais il revient, tranquille, en mode chill et bio. Le Grolleau n’a pas vocation à finir centenaire en cave, c’est un vin à boire, pas à contempler.

Résumé express :

Le Grolleau, c’est le poète maladroit du vignoble ligérien : il casse, il tousse, mais il charme tout le monde avec sa douceur fruitée.

Grolleau noir

Pieds n° 5 et 6

Vignoble de Grolleau noir

Cépage noir ligérien, ancien et prolifique, originaire de la vallée de la Loire

Vigne vigoureuse mais fragile, sensible au vent et aux maladies, aimant les sols calcaires

Grappes généreuses, peau fine, jus abondant, maturité tardive

Donne des vins légers, fruités et acidulés, aux notes de fraise, framboise et poivre doux

Souvent vinifié en rosé (Rosé d’Anjou, Rosé de Loire), il revient en grâce pour ses rouges frais et joyeux