Origine :
En 1896 dans l'Illinois. Otto Wasserzicher croise des vignes de Taylor et labrusca/riparia et accouche du Noah. Importé en France, il finit en treilles chez les grands-parents, planqué derrière le garage.
Description :
Grappe moyenne, baies rondes, pulpe molle qui gicle toute seule (un bonbon visqueux version nature). Au goût, certains disent "fraise des bois et litchi", d'autres "punaise de lit écrasée", un cépage qui divise les familles au repas de Noël.
Culture :
Vigoureux, fertile, même en taille courte. Résistant au mildiou, à l’oïdium et au black-rot, mais allergique au phylloxéra et au calcaire. Maturité de deuxième époque (2 semaines 1/2 après le chasselas, pile quand tout le monde est déjà fatigué)
Vin & eau-de-vie :
En vin, ça surprend : soit coup de foudre, soit traumatisme. Distillé, ça sent la framboise et la rose, le parfum d’une eau-de-vie qu’on hésite à boire ou à vaporiser dans la salle de bain.
Prohibition :
Interdit en 1935 (santé publique + surproduction), surnommé « vin de trois » car il fallait deux copains pour soutenir celui qui en buvait. Toujours banni en Europe depuis 2008, mais survit en mode rebelle chez quelques particuliers.
Résumé express :
Le Noah, c’est le cépage punk : goût chelou, interdit par la loi, mais impossible à éradiquer.
Noah
Pieds n° 7 à 9
Hybride américain entre Taylor & riparia (1869), utilisé comme géniteur du Baco blanc
Interdit en 1935, encore présent au Pays basque sous le nom de Hondarrabi zuri
Cépage vigoureux, régulier, résistant aux maladies cryptogamiques, sensible à la chlorose et au phylloxéra
Grappes moyennes, baies blanc-verdâtre, pulpe foxée
Donne des vins peu agréables, mais une eau-de-vie parfumée (notes de framboise)