Les cépages du conservatoire

Rayon d’or : le cépage solaire, mais sans écran total

Grappe de Rayon d'Or
Feuille de Rayon d'Or

Origine :

Créé fin du 19e siècle par Albert Seibel, le Frankenstein du vignoble, en croisant deux Seibel déjà cousins. Ce raisin doré a conquis les bords de Loire avant d’être rayé de la carte pour « hybridité excessive »

Description :

Grappes compactes comme un tetris réussi, baies rondes et dorées recouvertes d’une pruine blanche façon blush naturel. À maturité, il brille, mais le goût — comment dire — se souvient qu’il vient du peuple.

Culture :

Toujours le premier à se réveiller au printemps, il pousse partout, résiste à presque tout, sauf à l’anthracnose. Toujours taillé court, sinon il s’étale comme un banquet sans fin.

Vinification :

Donne un vin doré, costaud, parfois un peu sauvage avec un parfum d’alcool et un petit goût framboisé. Quand il prend un coup de pourriture noble, il devient presque poétique ; sinon, il reste brut de décoffrage.

Statut et interdiction :

Trop franc, trop rustique, trop populaire, le Rayon d’Or a fini sur la liste noire des cépages hybrides. Aujourd’hui, il survit dans quelques coins de vignes en bord de Loire et dans le Sud.

En résumé :

Le Rayon d’Or, c’est le soleil qui s’est mis en bouteille, avec un accent de terroir et un sacré caractère.

Rayon d'Or

Pieds n° 72 à 76

Vignoble de Rayon d'Or

Cépage blanc hybride français créé par Albert Seibel à la fin du XIXᵉ siècle, issu du croisement des Seibel 405 et 2007

Vigne vigoureuse et fertile, à débourrement précoce, résistante au mildiou, à l’oïdium et au phylloxéra mais sensible à l’anthracnose

Grappes moyennes, compactes, baies dorées à peau épaisse et pulpe sucrée

Produit des vins riches, alcooleux, aux notes éthérées et légèrement framboisées, s’adoucissant avec la pourriture noble

Autrefois très répandu dans la Loire et l’Ouest, il est aujourd’hui rare, témoin de l’époque des hybrides directs