Les cépages du conservatoire

Romorantin : Le cépage qui se prend pour François Ier

Grappe de Romorantin
Feuille de Romorantin

Origine :

Né d’un coup de foudre entre le Pinot noir et le Gouais blanc, les Roméo et Juliette de la vigne. François Ier l’a ramené en Sologne et en a planté des milliers, pensant bâtir un empire viticole.

Description

Des grappes bien ordonnées, des baies dorées qui rosissent au soleil et une fâcheuse tendance à attraper la pourriture grise. Un vrai petit hypochondriaque du vignoble.

Culture

Cépage casanier, il a posé ses valises à Cour-Cheverny où il vit en ermite sur 60 hectares. Fidèle à son terroir, il apprécie les terrains sableux et les couchers de soleil sur Chambord.

Vinification

Dans le verre, c’est de la poésie liquide : miel, fleurs blanches, citron et une acidité qui réveille même les siestes d’après-midi. En bouche, ça fait « Loire chic » avec accent royal.

Interdiction :

Interdit de le comparer au Sauvignon... il est unique, exclusif et pas franchement partageur : son AOC Cour-Cheverny, c’est lui et lui seul.

En résumé :

Le Romorantin, c’est le cépage de Cour-Cheverny : discret, royal et légèrement susceptible... peu connu, mais inoubliable pour qui l’a goûté.

Romorantin

Pieds n° 89 et 90

Vignoble de Romorantin

Cépage blanc français rare, originaire du Loir-et-Cher et chéri à Cour-Cheverny.

Issu d’un croisement entre Pinot et Gouais blanc, introduit par François Iᵉʳ en Sologne.

Vigne vigoureuse mais capricieuse, sensible à la pourriture grise, attachée à ses sols sableux et siliceux.

Grappes compactes, baies dorées, chair sucrée et fine.
Produit des vins vifs, floraux et mielleux, à belle acidité et longue garde.

Cépage royal et confidentiel, gardien de l’unique AOC Cour-Cheverny.